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Shit happens!
Et elles apportent une contribution non négligeable à la diversité des espèces.
Une bouse de vache abrite plus d’une centaine d’espèces d’insectes. Ainsi, faire pâturer les vaches et les veaux quotidiennement contribue à la biodiversité. Bienfaits pour les êtres humains, les animaux et la nature.
« M**** ! » se dit le randonneur qui vient juste de marcher dans une bouse de vache. Les « beuses », comme on les appelle chez nous, sont incontournables dans les prés lorsque des Natura-Veal et des Natura-Beef y pâturent tous les jours.
Une bouse de vache se compose d’eau, de fibres végétales non décomposées et de microorganismes issus du système intestinal des ruminants. Les mouches (scathophagidae, mouches vertes et bleues ou encore la mouche domestique, p. ex.) sont les premières à coloniser la bouse de vache fraîche. Certains insectes, comme les larves de la scatophage du fumier, vivent même directement des excréments de vache. On y trouve également des staphylinidés, par exemple, qui raffolent de ces larves et insectes.
Sous la bouse vivent des cloportes, des acariens, des vers de terre, des collemboles ou encore des mille-pattes. Les champignons et microorganismes contribuent eux aussi à la décomposition des restes de plantes. Une fois que la surface de la bouse de vache est sèche, l’aphodius, par exemple, aime venir s’y enfouir, créant ainsi des cavités qui aèrent et oxygènent la bouse, un processus essentiel pour la décomposition. En outre, ces « couloirs » représentent pour certains insectes l’unique voie pour accéder à du fumier frais et mou.
En un mois, une vache produit environ une tonne d’excréments, qui grouillent d’un nombre incroyable de bestioles ! En effet, près de 20 kilos d’insectes y vivent. De nombreux vertébrés, tels les oiseaux, les lézards, les hérissons ou encore les chauves-souris, se régalent à leur tour de ces insectes. Ainsi, ces 20 kilos d’insectes suffisent à nourrir trois cigognes ou 120 étourneaux.
La mise au pâturage quotidienne des vaches mères et de leurs veaux est donc bénéfique non seulement pour les animaux, mais aussi pour la biodiversité et le maintien de la chaîne alimentaire naturelle.
Sources : www.guenztal.fdi-works.de; www.news.uzh.ch